Patrimoine local

L'histoire de Bouvaincourt sur Bresle

 

Cette histoire a été écrite et réalisée dans le cadre des activités T.U.C (Travaux d’Utilité Collective) dans les années 1980.

L’origine du nom :  Bouvaincourt provient du nom Bovina Curtis dont l’éthymologie est la suivante :

Bovinus, a ,um: de boeuf, de vache

Curtus, a, um : écourté, tronqué, court.

Les différentes graphies de Bouvaincourt

        1109 : Bovencurt             14?? : Bouvincourt          1705 : Ouvincourt

        1184 : Bovincort             1592 : Boenille                1733 : Bouancour

        1215 : Bovaincourt         1634 : Boviancon            1761 : Bouancour

        12?? : Bouvaincourt        1648 : Bonnincourt         1778 : Bouvencour

Par décision du conseil municipal du 5  juillet 1919

Bouvaincourt devient Bouvaincourt-sur-Bresle.

Bouvaincourt sur Bresle aujourd'hui

Commune située au sud de la région de Picardie, Bouvaincourt-sur-Bresle, appartient au département de la Somme et fait partie du canton de Gamaches.

             Elle est une des 28 communes de la Communauté de Communes des Villes Soeurs (CCVS).

Nombre de pêcheurs à la truite connaissent ce site. Le village s’étend sur la rive picarde de la rivière la Bresle, et ses étangs font le bonheur des promeneurs en quête de verdure. Le village ne s’est pour autant pas endormi dans cette douce quiétude. Il s’est développé grâce à une politique de construction dynamique et a séduit nombre d’urbains en s’équipant comme les villes de plus grande importance. Comme la fibre optique qui desserte entièrement le village. Bouvaincourt-sur-Bresle c’est le confort de la ville à la campagne.

     Si l’église, construite en forme de Croix Latine attire les amoureux du patrimoine historique, c’est pour le ski nautique que Bouvaincourt est également renommée  dans toute la région picarde : l’étang communal est en effet le lieu d’entraînement privilégié du comité régional qui régit ce sport en Picardie.

     A proximité de cet étang, le PRL (Parc Résidentiel de Loisirs) disposant de plus de 140 emplacements voit les amateurs de pêche et de promenade venir goûter la douce quiétude du lieu.

     Dans la commune on trouve également la ferme pédagogique du Mont St Hilaire  qui permet aux jeunes habitants de notre région de se familiariser avec l’activité agricole et de découvrir l’élevage du mouton de race.

     En 2014, la commune compte 850 habitants, au dernier recensement en 2017  la commune compte plus de 860 habitants sur un territoire d’une superficie de 682 hectares, soit 6,82 kilomètres carrés. 

     Ces habitants se nomment : Bouvaincourtoises et Bouvaincourtois.

     Bouvaincourt-sur-Bresle compte environ 370 foyers et pas moins de 8 lotissements : Clairefontaine, les Camprets, une extension à vue ce lotissement s‘agrandir en 2018 de 7 foyers supplémentaires, les Champs Poitoux, Les étangs de Cantepie, les Quatre Journaux, les Quartoze, les Prés la Cavée, le 8 mai.

Malheureusement la commune ne compte plus qu’un commerce, bar tabac épicerie.

Je conclurais en disant qu’il fait bon vivre dans notre village au sud du haut de France.                                                                                                                 

 

Visite de Bouvaincourt sur Bresle

Visite de Bouvaincourt-sur-Bresle

A l’ouest du canton de Gamaches et au milieu du territoire de la Communauté de Commune de la Bresle Maritime se trouve sur la rive picarde de la Bresle, un charmant village fleuri nommé: Bouvaincourt-sur-Bresle.

Je vous propose de le découvrir ou de le redécouvrir en flânant.

Départ de la ballade sur le parking de la mairie. Là vous êtes déjà séduit par les massifs d’arbustes et de fleurs mais aussi, suivant la saison, les odeurs qui se dégagent d’un mur recouvert de chèvrefeuilles.

Début de notre randonnée, vous tournez à gauche.

Vous pouvez voir la mairie et l’école de 3 classes, dont la cour est décorée avec des fresques réalisées par les enfants, ainsi que la salle informatique (qui fait aussi office de garderie) et la cantine.

Vous passerez devant l’église du 16ème siècle, pour les passionnés de vieilles pierres. Mais avant vous avez pu apercevoir une construction neuve en contrebas “La maison des jeunes et des associations”. Ce lieu accueille des activités liées aux différentes associations et mais est également destiné à enrichir les habitants par l’accès à la culture. C’est un bâtiment aux hautes performances énergétiques (toiture végétalisée, panneaux solaires, capteurs thermiques).

Traversez la départementale et continuez votre chemin sur lequel vous rencontrez par ci par là des jardinières.

Empruntez la rue sur votre droite, là où vous remarquez un beau massif de rosiers, de lavandes et de différentes plantes. Vous entrez dans les “Quatorze”, dernier lotissement réalisé (remarque: dans le village tous les lotissements portent le nom des lieux-dits sur lesquels ils ont été aménagés). Traversez ce magnifique havre de paix.

Vous arrivez devant la ferme pédagogique du mont Saint Hilaire où un couple d’éleveurs aura le plaisir de vous faire découvrir le mouton de race “Île de France” et de vous proposer de nombreuses activités pour le plaisir des petits et grands.

Descendez la rue Saint Hilaire. Pour les passionnés d’histoire jusqu’en 1716 on parlait de la paroisse de Saint Hilaire, on parla ensuite de la paroisse de Bouvaincourt.

Sur votre gauche, le lotissement locatif “Les prés de la cavée” bordure les champs de blés, de maïs. Bouvaincourt-sur-Bresle est aussi une commune agricole.

Traversez la départementale pour vous retrouver sur la place de la forge, charmante placette fleurie et arborée, dotée d’un parking.

Poursuivez votre découverte vers les étangs très poissonneux, pour preuve la présence fréquente de cormorans. Plusieurs chemins de randonnée vous sont proposés pour découvrir la flore et la faune de nos plans d’eaux. Vous pourrez sûrement observer des cygnes, des grèbes, des canards et bien d’autres gibiers. Vous apercevrez la chapelle Saint Sauveur, fondée en 1203. Très vénérée par les marins, elle fut un lieu de pèlerinage.

En continuant votre promenade sur le chemin des étangs longeant le fleuve côtier “la Bresle”, vous arrivez dans le lotissement le plus ancien mais non le moins joli “Clairefontaine”.

Sur votre droite, passez sur un petit pont, de là vous pouvez regarder les gardons et autre poissons dans une petite rivière.

En face se trouve un beau parc arboré où des bancs vous attendent pour une pause.

Vous pourrez reprendre votre visite en passant dans le camping municipal, paradis des pêcheurs, lui aussi très bien arboré et fleuri. Et si la chance vous sourit, vous assisterez à un sport qui fait la renommée de Bouvaincourt-sur-Bresle dans toute la région de Picardie : le ski nautique.

Remontez vers la départementale, tournez à gauche et traversez le vieux Bouvaincourt, jusqu’à votre point de départ.

S’il vous reste un peu de temps (et de courage), descendez un peu et là vous découvrez tous les équipements sportifs, stade, gymnase mais aussi la salle polyvalente et le derrière de la maison des jeunes et des associations.

Bouvaincourt-sur-Bresle, commune rurale mais dynamique (construction d’une salle pour les associations…), moderne (enfouissement des réseaux, gaz de ville, stade, gymnase…), respectueuse de l’environnement (protections des haies, arrosage avec l’eau des étangs, recyclage des déchets végétaux…), fleurie (une étoile au Concours des Villages fleuris).

Bref, un village où il fait bon vivre!                                                                                                             

L'histoire de BOUVAINCOURT SUR BRESLE

L’origine du nom
Le fief de Bouvaincourt sur Bresle
Des seigneurs aux maires
L’histoire du clocher du village

Cette histoire a été écrite et réalisée dans le cadre des activités T.U.C (Travaux d’Utilité Collective) dans les années 1980.

Des seigneurs aux maires

LES SEIGNEURS D’AUTREFOIS :

1215 : Seigneur Rogon de Beauchamps, dit de Bouvaincourt, chevalier,
1218 : André de Bouvaincourt, chevalier,
1311 : Philippe de Crequy, écuyer,
1350 : Philippe de Crequy, chevalier
1360-1380 : Philippe de Crequy, Dame de Bouvaincourt, femme de Charles de Soyecourt, chevalier,
1380-1398 : Hugues de Soyecourt, chevalier, vend Bouvaincourt vers 1398 à la suivante (sa femme Agnés de Cayeux est Seigneur de Méneslies),
1398-1400 : Marie de Berry, Comtesse d’EU, femme de Philippe d’Artois, Cote d’Eu,
1400-1472 : Charles d’Artois Comte d’Eu, mort sans postérité. Seigneur à la même époque de Méneslies. Il laisse l’héritage à sa sœur, Bonne d’Artois, femme de Philippe de Bourgogne, Comte de Nevers,
1472-1480 : Bonne d’artois (seigneur aussi de Méneslies),
1480-1491 : Jean de Bourgogne, Comte de Nevers, mort sans postérité,
1491-1506 : Engilbert de Cléves, Comte de Nevers,
1506-1521 : Charles de Cléves, Comte de Nevers,
1521-1562 : François de Cléves,Duc de Nevers. Il vend au suivant,
1562-1589 : Antoine Olivier, Conseiller du Roi, trésorier général de Bourges, et François du Broc, son frère utérin, Seigneur par indivis1.
1589 : Claude de Mauricourt, veuve de Nicolas Rouault de Gamaches, est remariée à Joachim de Bellengreville, grand prévôt de France et Chevalier des ordres du Roi, qui se qualifiait Seigneur de Bouvaincourt, titre en viager uniquement car la Seigneurie passe à son beau-fils,
1617-1650 : Nicolas de Rouault, Marquis de Gamaches, Gentilhomme de la chambre du Roi et Capitaine. Les Rouault garderont la seigneurie de Bouvaincourt et Méneslies jusqu’en 1789,
1650-1688 : Nicolas Joachim Rouault, Marquis de Gamaches, Chevalier des ordres du Roi, Lieutenant Général, Gouverneur de Saint-Valéry et Cayeux,
1688-1715 : Claude Jean Baptiste Hyacynthe Rouault , Marquis de Gamaches, Comte de Cayeux, premier Gentilhomme de la chambre, lieutenant général des armées du Roi, Gouverneur de Saint-Valéry et Cayeux,
1715-1751 : Jean Joachim Rouault, Marquis de Gamaches et Comte de Cayeux. Il vend Bouvaincourt le 2 octobre 1764,
1764-1770 : Julien Ghislain de Peshe, secrétaire du Roi. Il achète aussi la Seigneurie de Méneslies à Charles Joachim Rouault. Mais le retrait lignager2 est exercé par le suivant le 17 juillet 1770,
1770-1789 : Nicolas Aloph Félicité Rouault, Comte de Cayeux.

1- par indivis : se dit d’un bien sur lequel plusieurs personnes ont droit qui n’est pas matériellement divisé entre eux.
2- retrait lignager : Action par laquelle un parent du côté du vendeur pouvait reprendre, dans un délai fixé et sauf remboursement, l’héritage vendu

LES MAIRES D’HIER À AUJOURD’HUI :

1792-1796 : Monsieur Jazet,
1796-1800 : Monsieur Leduc,
1800-1804 : Monsieur Grognet,
1804-1807 : Monsieur Duminy,
1807-1813 : Monsieur Jazet,
1813-1831 : Monsieur Le Picard Derambure,
1831-1833 : Monsieur Haudry,
1833-1845 : Monsieur Grognet,
1845-1865 : Monsieur Duminy,
1865-1871 : Monsieur Barbée,
1871-1888 : Monsieur Grognet,
1888-1891 : Monsieur Depoilly,
1891-1892 : Monsieur Hallet,
1892-1896 : Monsieur Grognet,
1896-1900 : Monsieur Le Comte Vergé du Tailly,
1900-1902 : Monsieur Grognet,
1902-1906 : Monsieur Le Comte Vergé du Tailly,
6/10/1906 au 17/05/1921 : Monsieur Delabie Esnest,
17/05/1921 au 10/07/1921 : Monsieur Havard Stéphane (adjoint), a exercé les fonctions de maire,
10/07/1921 au 21/03/1959 : Monsieur Delabie Maurice,
21/03/1959 au 20/03/1983 : Madame Delabie Marcelle,
20/03/1983 au 28/03/2014 : Monsieur Bardoux Claude,
28/03/2014 ( en Exercice ) : Monsieur Poyen Roger.

Monsieur Pillot Georges assura l’administration de la commune en tant que responsable du comité local du 2 au 7 septembre 1944.